du 30 octobre au 7 décembre 2003
Les personnages musclés de Paul Walty nous font voir l’humanité mise à nu, littéralement et métaphoriquement. Sans pilosité ni vision, ils sont dénudés de marques physiques révélatrices d’âge, de classe, de culture ou de race. Capables de cris, de pleurs, de grognements, ils n’ont pas de besoins évidents de langage. Leurs gestes sont à la fois amples et expressifs et, même lorsqu’ils sont placés devant des détails factuels, ils semblent exister au delà de l’histoire et de la géographie et évoquent autant une frise en bas-relief d’un ancien temple qu’une bande dessinée contemporaine. Ils sont étrangement insaisissables bien que massifs et enracinés dansl’image.”
Paul Walty travaille ses oeuvres en assemblant de multiples panneaux individuels qui viennent former un tout. Il associe tantôt le dessin à des photographies d’archives, le tout manipulé numériquement. Ailleurs, c’est le dessin, associé à la peinture cette fois, d’où résultent de grandes fresques évoquant la bande dessinée. Ses oeuvres figuratives nous parlent de corps trop grands pour l’espace où ils sont confinés. Le contraste entre les photographies et les corps dessinés en aplats crée un sentiment d’étrangeté, un heureux déséquilibre des normes esthétiques.
Flèche / Flesh est aussi une métaphore à deux langages. L’artiste explore le signifiant et le signifié en nous proposant une lecture de l’oeuvre à deux niveaux par l’utilisation de l’anglais et du français. Flèche : qui donne une direction, que l’on doit suivre. Flesh : la chair, la peau.
L’artiste fera une présentation de son travail le soir de son vernissage le 30 octobre, vers 18 h. Il vous invite à venir échanger avec lui à cette occasion.








