du 9 septembre au 9 octobre 2005
Inspirée depuis plusieurs années par la flore québécoise indigène et exotique, l’artiste revisite ici quelques plantes sauvages qui la fascine et des algues marines collectionnées aux Iles-de-la-Madeleine. Viriditas regroupe un corpus d’oeuvres sculpturales et bi-dimentionnelles où le visiteur sera plongé dans un environnement olfactif et sensuel.
” Je prends grand plaisir à m’enchevêtrer dans la solitude des plantes sauvages. Pour sauvegarder et endiguer mon âme et en calculer son ellipse. Les plantes d’ici sont des alliées de plus en plus intimes. Le travail d’herborisation me séduit J’apprivoise certaines plantes de la mer. Je me plais à métisser l’exotique et le familier. ” F. Potvin
Empruntant un certain savoir-faire à la botanique (cueillette, séchage, herbier), et à l’herboristerie, (macérations, teintures-mères, amulettes de protection, oreillers sédatifs, pot-pourris) les plantes collectionnées sur le terrain deviennent la précieuse matière que l’artiste transforme. Elle s’inspire aussi des travaux de la photographe et botaniste Anglaise Anna Atkins (1799-1871) et explore le cyanotype.
Elle s’intéresse particulièrement aux plantes adventices, plantes provenant de pays étrangers et qui n’ont pas été intentionnellement semées ici. Ces plantes de proie traitées en ennemies, que nous nommons à tort et à travers mauvaises herbes, fascinent l’artiste puisqu’elles sont, en quelque sorte, emblématiques de notre relation de réciprocité à la nature et sont le résultat des migrations de l’homme blanc. Les migrations de celui-ci ont toujours été accompagnées de migrations végétales correspondantes. ” Celles que nous nommons mauvaises herbes ne sont que des immigrantes auxquelles l’homme a procuré un nouveau et puissant moyen de dispersion, un milieu favorable où elles s’établissent fortement, grâce à leur grande résistance et à leur rapide propagation “. Frère Marie-Victorin
Viriditas offre un univers empreint de représentations botaniques polyphoniques et riches de métissages des fruits de la terre et de la mer du Québec. L’artiste y propose ses réflexions poétiques sur son rapport au monde des plantes, explore d’autres façons de ” voir ” ces hordes végétales, d’autres façons de ressentir, de saisir cette vie sauvage, magnifique et sacrée, pour permettre la contemplation, l’enracinement, pour permettre d’imaginer l’anima mundi.
Dans le cadre des Journées de la culture, Francine Potvin fera une présentation de son travail le vendredi 30 septembre à 19 heures chez AAA, au 190 rue Richelieu. Activité gratuite. Bienvenue à tous!









