du 13 janvier au 12 février 2006
Véronique Savard explore ici deux modes d’expression artistique, soit l’écriture et la peinture, en arrivant pratiquement à dénaturer l’un et l’autre, à tellement les rapprocher qu’il en résulte un «espace antinomique» où la peinture devient caractère d’imprimerie et l’écriture, texture manuscrite. En jouant ainsi avec les matières littéraires et picturales, Véronique Savard invite le spectateur à regarder d’un ¦il nouveau et perplexe deux médiums jusqu’ici très bien connus.
La recherche de Véronique Savard est inspirée par un questionnement philosophique qui se juxtapose à un raisonnement plastique. “Mon travail s’inscrit dans un ensemble de procédés liés à la motricité du geste d’écrire : en positionnant la répétition à l’intérieur d’une temporalité, signifiante d’instantanéité, je propose un regard sur les paradigmes et les rapports pragmatiques qui existent entre l’image et le langage”.
Née à Chicoutimi en décembre 1977, Véronique Savard vit et travaille maintenant à Montréal. Elle est détentrice d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’UQÀM. Elle a participé à des expositions de groupes dont la Société des arts technologiques de Montréal (2001) et le Musée Juste pour rire de Montréal (2000) et a réalisé des expositions solos au Collectif Regart de Lévis (2004) chez LangagePlus à Alma (2005) et prochainement au Grave de Victoriaville.
Sylvain Latendresse est artiste, critique et historien de l’art. Il a complété une maîtrise en études des arts à l’UQÀM, dont le sujet portait sur l’oeuvre plastique et les écrits de Joseph Beuys. On retrouve ses textes principalement dans ETC Montréal, Spirale et Vie des Arts.









