du 22 février au 23 mars 2008
La prise des empreintes digitales est reconnue comme une des méthodes d’identification la plus efficace. L’exposition Insinuation propose d’aller à l’encontre de ce principe. Au centre de l’exposition, une installation invite le spectateur à apposer son doigt sur un dispositif qui fera apparaître son empreinte sur un écran. L’empreinte se transformera progressivement en lignes sinueuses pour éventuellement ne plus permettre l’identification de l’individu à laquelle elle appartient. Grégory Chatonsky exposera également une série de tableaux gravés d’empreintes digitales déformées. Il s’agit pour l’artiste de montrer l’identité en mouvement, de pointer son instabilité. À l’ère des capteurs biométriques où l’on sécurise des lieux ou des données grâce à nos empreintes ou notre rétine, il est pertinent questionner et de mettre en opposition la stabilité offerte par l’identification génétique et la perpétuelle transformation de notre corps. Dans cette exposition, Grégory Chatonsky interroge également notre rapport aux nouvelles technologies. Il brouille une méthode d’identification grâce à des technologies numériques habituellement utilisées pour renforcer le contrôle et la surveillance.
Avec l’aide du CIAM.
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Entretien de Gregory Chatonsky sur Radio Canada
Grégory Chatonsky a étudié la philosophie de l’art à la Sorbonne et le multimédia aux beaux-arts de Paris. Il a pris part à de nombreux projets solo et collectifs qui ont notamment été présentés en France, au Canada, aux Etats-Unis, en Italie et en Australie. Il a fondé en 1994 le collectif incident.net. Partageant son temps entre Montréal et Paris, il a été professeur-invité au Fresnoy (Studio national des arts contemporains, 2004) ainsi qu’à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQÀM (2006).
http://gregory.incident.net















