du 30 mai au 13 juillet 2008
AAA a réalisé une première collaboration avec le Muséo de la Ciudad de Querétaro, au Mexique en mai 2008. Appuyés par le ministère des Relations internationales du Québec, le Conseil des arts et des lettres du Québec, la Chaire de recherche du Canada en esthétique et poétique et la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, quatre artistes québécois se sont rendus à Querétaro afin de réaliser des installations in situ dans la ville comme telle et dans les salles du Musée. AAA travaille depuis quelques années à développer un axe de collaboration avec les Amériques, souhaitant par ce fait susciter des rencontres culturelles et des échanges interdisciplinaires. Ce projet se voulant en bilatéralité, AAA recevra en 2009 quatre artistes mexicains de l’État de Querétaro qui réaliseront à leur tour des œuvres in situ à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Sur le thème de L’Empreinte – La Huella, Jocelyn Fiset (Mont-Saint-Hilaire), Virginie Laganière (Montréal), Christine Palmiéri et Pierre Ouellet (Saint-Jean-sur-Richelieu) se sont rendus à Querétaro en mai 2008 afin de réaliser des résidences de création qui les ont conduits à présenter des œuvres inédites du 30 mai au 13 juillet 2008. Artistes et auteurs aguerris, leurs candidatures furent retenues pour leurs accointances au thème de l’Empreinte. À travers ce projet d’échange, des œuvres photographiques, littéraires, performatives et médiatiques ont été réalisées, en corrélation avec l’environnement dans lequel les artistes ont été plongés pendant leurs résidences. Une partie du travail a été amorcée avant leur départ, mais c’est sur place que les œuvres ont réellement prises tout leur sens.
Jocelyn Fiset y a présenté son installation le Dôme Protecteur de l’Humanité qui a fait le tour du monde depuis 2001. Passeur, nomade moderne, la valeur de l’empreinte prend pour lui le visage des habitants du territoire, elle se crée dans l’immédiat puis disparaît. La trace se dilue à travers les rencontres avec les personnes ayant participé à son projet de création, dans une mémoire temporaire.
Christine Palmiéri a élaboré une rencontre fictionnelle à travers la photographie et la vidéo. Le réel contemporain s’y fusionne avec des images d’autres époques, projet questionnant les strates de l’humanité et les paysages urbains et ruraux qui disparaissent et se transforment.
Le territoire physique de la région de Querétaro est au centre du travail de Virginie Laganière. Son projet a consisté en une cartographie poétique du quotidien à travers différents modes de présentation du territoire. Par une collection d’images satellites, de témoignages sonores et de documentation photographiques du territoire, elle a réalisé une installation multimédia qui s’alimentait à la fois de témoignages récoltés au Québec et au Mexique.
L’angle littéraire de la thématique a été quant à lui exploré par Pierre Ouellet. Il y a interrogé les composantes théoriques de l’Empreinte, à travers le verre déformant de notre intersubjectivité et de nos perceptions culturelles collectives. Son travail d’écriture a également relaté les différentes expériences artistiques réalisées par les artistes québécois.








