du 21 février au 22 mars 2009
Le travail de Julie Martel s’alimente des rites et des croyances que nous avons culturellement et socialement construits; de ce système de « règles » sociologiques ou esthétiques inventé pour tenter d’expliquer ou de poétiser l’existence humaine. En reconstituant certains scénarios mythico-rituels inspirés de la science-fiction et parfois même du design, Martel cherche à faire surgir de façon élémentaire et presque caricaturale une hiérophanie, c’est-à-dire une manifestation du sacré. Dans son travail, les images et les objets de culte s’allient pour reconstruire certains contextes évoquant le cérémonial.
À partir de ressources iconographiques et symboliques, de lieux et d’objets cultuels, d’images et d’accessoires mythiques ou liturgiques, le projet Hiérophanie; quand le sacré se manifeste se matérialise par l’érection d’un lieu de culte, dont l’époque ou l’origine reste à reconnaître. Cette installation de Martel recrée l’imposture d’un espace sacré en érigeant une structure sonore centrale évoquant le concept de l’autel. Cette structure possède un module de commandes sensibles sur lequel on frappe à l’aide de baguettes pour déclencher les extraits sonores et ainsi entendre les bribes d’un sermon. 






Julie Martel vit et travaille à Montréal. Depuis 2006, elle développe une production qui s’intéresse aux croyances, aux mythes, aux cultes et à leurs imageries. Après avoir obtenu un baccalauréat en arts plastiques et nouveaux médias à l’Université Laval, elle obtient une maîtrise en arts visuels en 2007. Actuellement, elle poursuit une mineure en sciences des religions à l’Université du Québec à Montréal. Elle a exposée à différents endroits dont à la Free Gallery à Toronto, à la Galerie des arts visuels à Québec ainsi qu’au CDEx à Montréal.









