du 24 avril au 24 mai 2009
Le travail de Caitlin Masley présenté chez Action Art Actuel traite des notions propres à l’architecture et à l’urbanisme. L’artiste, qui se dit influencée par la démarche de l’architecte Yona Friedman, connu pour ses Utopies réalisables (1975), propose une exploration du caractère utopique de l’architecture. Dans l’optique de Friedman, Masley réorganise le tissu urbain en différents « mondes possibles ». À la manière du créateur hongrois, elle se met en rupture avec le rôle traditionnel de l’architecte-concepteur et désire laisser une plus grande latitude aux habitants dans l’orchestration des structures architecturales.
L’artiste new-yorkaise se donne comme point de départ des photographies de bâtiments modernes glanées sur Internet qu’elle trafique à l’aide de différents logiciels. L’exposition de Masley sera composée de grands dessins muraux mettant en valeur l’ossature urbaine, d’une vidéo d’Expo 67, symbole de l’ouverture du Québec sur la modernité et de sculptures qui prendront la forme d’éléments architecturaux miniaturisés.
Masley souhaite que les visiteurs interviennent sur son installation en déplaçant les différentes parties de ses maquettes de papier. De cette façon, elle propose un projet qui déjoue les paradigmes habituels, car il permet les interventions ponctuelles du public. Elle offre une liberté aux visiteurs, celle d’intervenir dans l’organisation de ces espaces urbains qui deviendront, d’une certaine manière, les leurs. En plus, l’expérience de l’espace sera continuellement renouvelée par les manipulations des gens qui transformeront, recréeront les univers architecturaux.
Caitlin Masley désire sortir la ville de son cadre d’origine, de ses paramètres qui peuvent sembler au premier abord fixes et rigides. Masley apparaît de cette façon comme l’architecte qui reconstruit et réorganise le paysage urbain dans une totale liberté.













