du 18 août au 27 septembre 2009
L’exposition L’Empreinte/La Huella a été réalisée à la suite d’une résidence de création de quatre artistes mexicains provenant de la ville de Querétaro. Azucena Raminez German, Esteban Nava Balvanera, Ricardo Mosterin Canton et Luz del Carmen Megana Villasenor présentent le fruit de leur travail en nos murs. Ce projet a été rendu possible grâce au Groupe de travail Québec-Mexique (GTQM) qui est un mécanisme de coopération coordonné par le ministère des Relations internationales (MRI) du Québec et le Secrétariat des Relations extérieures (SRE) du Mexique.
Azucena Raminez German
Esteban Nava Balvanera
Ricardo Mosterin Canton
Luz del Carmen Megana Villasenor
« Quatre artistes de Mexico débarquent sur les rives de Saint-Jean-sur-Richelieu en écho à l’exposition des artistes québécois Jocelyn Fiset, Virginie Laganière, Christine Palmiéri et Pierre Ouellet, exposition présentée à Querétaro en 2008. La sélection de ces quatre artistes mexicains par Gabriel Horner, directeur du Museo de la Ciudad, s’est fait sous le signe de la jeunesse et de la fraîcheur.
Une sculpture organique, végétale et vivante, suspendue, d’Azucena Raminez German; des photos documentant nos comportements, des verres en carton suspendus et liés par un fil, une téléphonie primitive sortie de notre enfance, d’Esteban Nava Balvanera; une murale aux formes et couleurs vives, presque psychédéliques, s’inscrit dans la tradition d’un pays, de Ricardo Mosterin Canton; une peinture reliée à un arbre généalogique dessiné sur le mur, une réponse autobiographique, de Luz del Carmen Megana Villaseñor; autant de voies proposées qui s’offrent à nous.
Je n’avais pas pensé, lorsque j’ai soumis l’idée de l’Empreinte / La Huella comme thématique pour un échange avec des artistes mexicains, aborder le sujet sous l’angle générationnel. J’avais alors amorcé une réflexion sur le thème de l’empreinte avec la notion de « perte », de matière délaissée au contact d’une autre, de dépôt, de poussière appelée à disparaître tôt ou tard. Bien sûr, à l’opposé de cette idée, il y a le fossile, là où une forme se fond à l’autre, mais ne parlons-nous pas de la mesure du temps ? Quelquefois, l’équation passe de la soustraction à l’addition ou vice-versa. Mais peu importe de quel côté de la lorgnette nous observons : des deux matières mises en contact, aucune ne sera jamais plus la même. La première empreinte se trouve dans le « faire », le geste de ces artistes inscrits dans l’organisation de la matière. La seconde provient de ces objets présents dans l’espace de la galerie et laissés à notre appréciation. Quant à la troisième empreinte, elle se dépose sur notre rétine tout comme une onde provenant du Sud. »
- Sylvain Latendresse
À propos de Azucena Raminez German
À propos de Esteban Nava Balvanera














