sigle d'Ation Art Actuel

Programmation 2003-2004

Les sept péchés capitaux, pour mon plaisir uniquement
Réal Dumais
du 11 septembre au 19 octobre 2003

crédit photo © Danyel Murphy

Colère, luxure, avarice, orgueil, envie, gourmandise, paresse...

Le monde est fou, pervers, mauvais, dépravé. N'en cherchez pas trop loin les causes. Les gens sont esclaves des péchés capitaux qui, même si on les déguise sous d'autres noms moins péjoratifs, continuent depuis des siècles à pervertir les hommes et à alimenter leurs plus noirs desseins.

Depuis toujours, les artistes (peintres, sculpteurs, écrivains, comédiens) ont interprété à leur façon les péchés capitaux, ces sombres motivations de comportements humains. Est-il encore possible d'ajouter quelque chose à tout ce qui a été dit et fait sur le sujet?

Réal Dumais nous propose une réflexion sur le monde d'aujourd'hui, à travers ses excès et ses contradictions. L'artiste présente ici une version actuelle et allégorique de l'histoire de l'humanité. Belle et virginale à ses débuts, la terre a commencé à se dégrader avec l'apparition de l'homme. Face à de tels comportements, les sociétés ont toujours érigé des lois, des cartes du monde, des listes de gestes défendus, des péchés capitaux.

L'exposition présente une vue panoramique des civilisations et de leurs us et coutumes à travers des objets inventés ou issus du quotidien. Le spectateur est invité à en faire l'inventaire et à en retrouver le sens parmi les pièces exposées, les croquis et les notes de l'artiste. L'exposition vise le plaisir des spectateurs en leur faisant éprouver certaines émotions esthétiques mais veut surtout susciter une réflexion sur la société actuelle dite " sans péché ".

Originaire de Sayabec dans la vallée de la Matapédia, Réal Dumais vit et travaille à Saint-Jean-sur-Richelieu (secteur Iberville), en Montérégie. Diplômé de l'Université du Québec à Montréal, il a terminé une maîtrise en création en 1981. Au fil des ans, il s'intéresse particulièrement à la gravure et au papiers/matière. Récemment, sa production est plus installative, combinant des éléments sculpturaux et bi-dimensionnels. Il a à son actif plusieurs publications et a participé à de nombreuses expositions solos et collectives à travers le Québec. Membre fondateur d'Action Art Actuel, il est très impliqué en art actuel dans sa région par sa présence à de nombreux autres comités et organismes. Il est professeur permanent au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu au département d'arts plastiques depuis 1972. 

Flèche / Flesh, entre l'analogue et le numérique
Paul Walty
du 30 octobre au 7 décembre 2003

crédit photo © Paul Walty

Les personnages musclés de Paul Walty nous font voir l'humanité mise à nu, littéralement et métaphoriquement. Sans pilosité ni vision, ils sont dénudés de marques physiques révélatrices d'âge, de classe, de culture ou de race. Capables de cris, de pleurs, de grognements, ils n'ont pas de besoins évidents de langage. Leurs gestes sont à la fois amples et expressifs et, même lorsqu'ils sont placés devant des détails factuels, ils semblent exister au delà de l'histoire et de la géographie et évoquent autant une frise en bas-relief d'un ancien temple qu'une bande dessinée contemporaine. Ils sont étrangement insaisissables bien que massifs et enracinés dansl'image."

Paul Walty travaille ses oeuvres en assemblant de multiples panneaux individuels qui viennent former un tout. Il associe tantôt le dessin à des photographies d'archives, le tout manipulé numériquement. Ailleurs, c'est le dessin, associé à la peinture cette fois, d'où résultent de grandes fresques évoquant la bande dessinée. Ses ¦uvres figuratives nous parlent de corps trop grands pour l'espace où ils sont confinés. Le contraste entre les photographies et les corps dessinés en aplats crée un sentiment d'étrangeté, un heureux déséquilibre des normes esthétiques.

Flèche / Flesh est aussi une métaphore à deux langages. L'artiste explore le signifiant et le signifié en nous proposant une lecture de l'¦uvre à deux niveaux par l'utilisation de l'anglais et du français. Flèche : qui donne une direction, que l'on doit suivre. Flesh : la chair, la peau.

L'artiste fera une présentation de son travail le soir de son vernissage le 30 octobre, vers 18 h. Il vous invite à venir échanger avec lui à cette occasion.

Paul Walty vit et travaille à Toronto et est titulaire d'un baccalauréat en anthropologie-archéologie de l'Université de Toronto. Très impliqué au sein de différents organismes culturels ontariens, il a à son actif plusieurs expositions individuelles et collectives tant en Ontario qu'au Québec. Il est actuellement graphiste, designer de sites web et enseignant. 

Matières à réflexion
Karine Ouellet et Mélanie Vallerand
du 22 janvier au 22 février 2004

crédit photo © Steve Leroux

D'aspects dissemblables, tant dans leurs formes que dans le choix des matériaux, les travaux de Mélanie Vallerand et de Karine Ouellet se rencontrent harmonieusement l'espace d'une exposition, tant par le jeu des formes et de la mise en espace des sculptures que par le propos sous-tendu par leurs démarches artistiques respectives.

Karine Ouellet explore le corps humain, l'organique de cette machine vivante. Par l'utilisation notamment du latex, ses formes évoquent, sans toutefois s'y conformer, la structure interne du corps humain : os, organes, nerfs. Elle tente d'intégrer et d'explorer la relation entre l'objet présenté et la sensibilité émotive dégagée par la représentation latente de ses sculptures.

Du côté de Mélanie Vallerand, nous assistons à une rencontre entre l'art et la nature. Faites d'objets trouvés dans son environnement qu'est le Bas-Saint-Laurent, ses sculptures sont issues du besoin d'envelopper, d'emballer des structures. Vallerand s'intéresse à la transformation de la matière naturelle et industrielle en les faisant se côtoyer et en redéfinissant par le fait même ces matériaux, arrachés à la banalité du quotidien ou à leur environnement naturel.

Chez l'une, c'est le paysage intérieur qui est exploré, chez l'autre c'est l'horizon qui se déploie.

Le travail de Karine Ouellet et Mélanie Vallerand a été présenté au centre Caravansérail de Rimouski sous le titre Matières à réflexion en 2003. Nous vous proposons à Action Art Actuel une deuxième édition de cette rencontre entre deux sculpteurs, où matières et pièces ont poursuivi leur évolution dans le temps.

Karine Ouellet vit et travaille à Saint-Valérien. Elle a complété un baccalauréat en arts visuels à l'Université du Québec à Montréal. On a pu voir son travail au Centre Caravansérail de Rimouski, à L'Espace F de Matane ainsi qu'à Montréal.

Née en 1977, Mélanie Vallerand a réalisé un baccalauréat ainsi qu'une maîtrise en arts visuels à l'Université Laval à Québec. Elle se consacre principalement à la pratique de la sculpture. Ses ¦uvres ont été présentées à la Maison Etienne-Taché de Montmagny, aux Ateliers du Roulement à billes à Québec, ainsi qu'au Centre Caravansérail de Rimouski. De même, elle a pris part à diverses expositions de groupes dans la grande région de Québec. 

Les maisons de nos jours sont trop isolées
Caroline Gagné
du 4 mars au 4 avril 2004

crédit photo © Caroline Gagné

Caroline Gagné explore les liens sensibles que nous entretenons avec notre environnement urbain. Ses oeuvres peuvent se situer dans des lieux publics tel : un parc urbain, un lieu de passage ou encore y font référence dans le contexte d'installation en salle ou de projets d'art Web. Par l'utilisation de matériaux sonores et d'objets faisant référence au monde fabriqué, elle explore par exemple l'usure créée de façon presque imperceptible sur la matière. Elle utilise aussi ces matériaux comme témoins de la présence de d'autres individus qui demeurent pourtant inconnus et effacés.

Le projet présenté à Action Art Actuel est en deux temps. D'abord, l'artiste propose une réflexion sur la notion d'isolement, de claustration. À l'intérieur de nos maisons conçues avec les dernières avancées technologiques, tellement hermétiques qu'elles en viennent à faire "de la buée" dans nos fenêtres, sommes-nous confinés à notre solitude, sommes-nous de plus en plus éloignés les uns des autres?

La deuxième proposition met en espace une installation sonore réagissant à la présence humaine. L'artiste s'intéresse ici à la notion de l'individu au sein de la cité organisée, isolé dans son environnement. Cette installation nous propose d'explorer et d'écouter des sensations acoustiques portées par notre environnement quotidien, qui en viennent à passer inaperçues tellement elles sont intégrées à notre paysage sonore de tous les jours.

Présentation - conférence
L'artiste vous convie à cette rencontre sonore, qui sera alimentée d'une présentation de son travail lors du vernissage de l'exposition le jeudi 4 mars à 19 h. Elle abordera alors son travail sous un angle théorique autant que technique. Cette activité est publique et ouverte à tous.

Caroline Gagné vit et travaille à Québec. Elle est titulaire d'un baccalauréat en arts visuels de l'Université Laval de Québec. Son travail a été diffusé dans différents centres d'expositions et centres d'artistes du Québec ainsi qu'à Zagreb et à Marseilles. L'artiste y a présenté des installations et y a élaboré des ¦uvres Web. Elle a également réalisé plusieurs projets en résidence d'artistes et a participé à différents événements en arts électroniques. 

Le passage de la grande ourse
Reno Salvail
du 15 avril au 16 mai 2004

crédit photo © Reno Salvail

Reno Salvail est un coureur des bois, un amant de la nature, un photographe. Ses pérégrinations l'ont amené à poser un regard artistique sur la nature qui l'entoure, définissant chemin faisant une ¦uvre qui tient du récit, de ses rêves, de son appropriation des lieux.

Son oeuvre nous parle de la terre comme lieu de passage, des peuples qui ont occupé le territoire. Les lieux qu'il a fréquentés, qui l'ont inspiré, sont difficiles d'accès et dispersés aux quatre coins de la planète. Du Grand Nord québécois aux landes écossaises, des îles du Saint-Laurent à l'île de la Réunion, le choix de ces lieux est basé parfois sur des calculs mathématiques, des repères géodésiques ou encore des phénomènes naturels. Et c'est là le véritable laboratoire de l'artiste, l'espace où l'¦uvre naît et prend son sens. Qualifié d'art-fiction, le travail présenté en salle d'exposition est en fait un compte-rendu, un récit poétique témoignant de ses déplacements sur le territoire.

L'installation présentée à Action Art Actuel comprend des oeuvres photographiques et sculpturales de même qu'une projection vidéo de son travail sur le terrain. Ces oeuvres ont pris racine dans une recherche toponymique de lieux d'impacts terrestres de météorites. Ces cratères ainsi formés, il y des millions d'années, deviennent les lieux d'intervention du Passage de la Grande Ourse.

Présentation - conférence
Nous vous invitons à venir rencontrer l'artiste lors du vernissage, le jeudi 15 avril à 17h. Il présentera la démarche qui anime sa production et l'oeuvre présentée chez Action. Cette activité est publique et ouverte à tous.

Né à Plessisville en 1947, Reno Salvail vit et travaille à Québec. Il est détenteur d'un doctorat dont la recherche porte sur : Les processus narratifs et les modes de l'art-fiction dans une démarche contemporaine en arts-visuels (installation et multimédia) ou L';aventure de la création. Ses parcours initiatiques l'on fait voyager aux quatre coins de la terre. Il a à son actif plusieurs expositions solo et collectives qui ont été présentées notamment à Québec, Montréal, en Écosse et en France. Il a également réalisé plusieurs oeuvres d'intégration à l'architecture. Actuellement, en plus de sa production artistique, il enseigne et assure la coordination au département d'arts plastiques du Cégep Sainte-Foy à Québec.

Le travail de Reno Salvail a récemment fait l'objet d'une publication. Certaines des oeuvres présentées à Action Art Actuel y sont répertoriées. Le Passage de la Grande Ourse, Reno SALVAIL, Québec, Éditions J'ai VU, collection "Livres d'artistes", 2003. 

Solstice d'été 2004
du 1er au 30 juin 2004

crédit photo © Julie C.
Paradis

 

 

 

 

 

 

 

Extraits de Jardin X : Troncs et grillages
Roger Gaudreau
du 1er au 30 juin 2004

crédit photo © Roger Gaudreau

 

 

 

 

 

 

 

 

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