sigle d'Ation Art Actuel






Programmation 2005 - 2006 

Projet Urubu sur Saint-sur-Richelieu,PROJETO URUBU sobre São João do Lugar Rico, PROJECT URUBU over Saint John of Richplace
Gisele Ribeiro
du 26 mai au 2 juillet 2006


Vue des rives du Richelieu

Crédit photo © Gisele Ribeiro 2006

Projet URUBU sur Saint-Jean-sur-Richelieu, Projeto Urubu sobre São João do Lugar Rico,Project URUBU over Saint John of Richplace, de Gisele Ribeiro, se développe en deux volets complémentaires. À l’intérieur des murs d’Action Art Actuel, l’artiste présente une installation vidéo qui nous montre des images de St-Jean-sur-Richelieu. Cette série d’images est parfois captée du haut des airs, grâce à la technologie des satellites et, à d’autres moments, ce sont des prises de vue qui filment le ciel de la ville. L’œuvre comprend aussi une installation sonore qui est installée dans l’environnement urbain de St-Jean-sur-Richelieu. Le passant qui déambule sur le pont Gouin est interpellé par les mots toi, moi et ici prononcés en français, en anglais et en portugais.

L’artiste souhaite ainsi créer des parallèles entre l’espace du centre et celui de la ville ainsi qu’entre le ciel et la terre. Grâce à ces ponts imaginaires que Ribeiro façonne, les espaces réels, qui sont physiquement éloignés les uns des autres, jouissent dorénavant d’une proximité dans un même espace-temps. Sylvain Latendresse  affirme que  "les différences culturelles s’évanouissent l’intervalle d’un moment et l’œuvre nous éveille à cet immense territoire que nous partageons qui n’est en fait qu’une petite bille bleue égarée dans l’immensité du cosmos."

Tout l’aspect de l’œuvre qui touche à St-Jean-sur-Richelieu est développé par Gisele Ribeiro lors d’une résidence de création chez Action Art Actuel qui se tiendra du 15 au 28 mai 2006.


Née en 1968 à Rio de Janeiro, Brésil, Gisele Ribeiro a réalisé sa maîtrise à l’école des beaux-arts de l’Université de Rio de Janeiro. Son travail a été présenté à Sao Paulo, Vitoria, Belém, Fortaleza et Rio de Janeiro. Elle enseigne en tant que professeure au département d’arts visuels à l’Université fédérale de Espirifgdto Santo à Vitoria – UFES. Il s’agit d’une première expérience au Québec et au Canada.

 

Action Art Actuel remercie le Cirque du Soleil pour sa contribution à ce projet d'exposition.

La voix des choses
Catherine Béchard et Sabin Hudon
du 31 mars au 7 mai 2006


Exposition de Catherine Bechard et Sabin Hudon

Crédit photo © Catherine Béchard 2005

Catherine Béchard et Sabin Hudon sont des artistes de l'installation sonore qui allient sculpture, mécanisation et nouvelles technologies. Leur recherche est inspirée par leur passion commune pour la complexité et les subtilités du son. Leurs installations réveillent les sons de matières et d'objets inertes allant jusqu'à exploiter des objets d'apparence banale.

Dans LA VOIX DES CHOSES, ce sont deux balais-brosses qui frottent un paquet de vieux papiers chiffonnés. De cette apparente banalité naît un environnement sonore qui habite le lieu de diffusion, dont le déclenchement n'est pas uniquement occasionné par la sculpture elle-même mais bien par la présence du spectateur circulant dans l'espace. L'ensemble donne donc une installation sonore interactive, qui évoque une suspension dans le temps, suggérée par le rythme des frottements, qui devient à certains moments d'une grande lenteur. La surdimension des balais nous suggère quant à elle un sentiment de fragilité.

Catherine Béchard et Sabin Hudon s'intéressent aux phénomènes liés aux sons/bruits générés par des sources acoustiques, à leurs propagations, aux sensations qu'ils procurent ainsi qu'à l'aspect subjectif de la perception auditive. En combinant sculpture, dispositifs électroniques et nouvelle technologie, ils créent des environnements où différents matériaux s'animent et bruitent. En amplifiant et en spatialisant ceux-ci ils nous invitent à entrer dans un monde ou chaque bruit a un ton. Ils proposent des univers qui permettent le plaisir désintéressé d'entendre. Leur travail raconte quelque chose de la matière, du temps qui passe, de la fragilité et de la précarité du souffle que l'on entend. Il s'agit de proposer une expérience physique du dedans et du dehors. Considérer la matière sonore comme quelque chose de palpable, susciter une synesthésie : voir avec nos oreilles, entendre avec nos yeux et se projeter dans un espace-temps entre le silence et le bruit.

 

Préservation - Preservation
Catherine LeBel
du 24 février au 26 mars 2006

 

vue de l'exposition de Catherine LaBel

Crédit photo © Jean Martin 2006

Son exploration du récit a d'abord pris la forme de livres d'artistes. Préservation - Preservation explore ici différentes facettes évoquées par le terme sous la forme installative. Les objets, images et textes rassemblés sont déclinés, interrogés sous quatre thèmes : l'auto-préservation, la préservation de l'environnement, la préservation de la mémoire et la préservation de la culture. L'artiste a choisi d'explorer en elle d'abord ce qu'ils évoquaient et a ensuite collectionné commentaires et perceptions de son entourage afin d'élaborer une réflexion où l'artiste même pose le geste de préservation-conservation.

Née à Québec en 1968, Catherine LeBel vit maintenant à Laval. Détentrice d'une maîtrise en graphisme, du Rhodes Island School of Design, aux Etats-Unis, et d'un baccalauréat en design de l'Université Concordia, à Montréal, elle chevauche l'univers du design et celui des arts. Elle travaille à l'Université Concordia, en tant que directrice de design et de production au Centre d'étude sur l'apprentissage et la performance, et comme chargée de cours au département de Design et arts numériques.

Catherine LeBel a participé a des expositions de groupe au Québec et aux Etats-Unis. Cette exposition chez Action Art Actuel est sa première exposition solo. La pratique de Catherine LeBel est interdisciplinaire, souvent installative. Elle touche à la photographie, à la sculpture et au livre. Elle explore la relation entre le visuel et l'écrit, la construction d'un récit à travers différents médias. 

La main posée sur le front des cieux éteints
Véronique Savard
du 13 janvier au 12 février 2006



oeuvre de Véronique Savard

Crédit photo © Véronique Savard 2006

Véronique Savard explore ici deux modes d'expression artistique, soit l'écriture et la peinture, en arrivant pratiquement à dénaturer l'un et l'autre, à tellement les rapprocher qu'il en résulte un «espace antinomique» où la peinture devient caractère d'imprimerie et l'écriture, texture manuscrite. En jouant ainsi avec les matières littéraires et picturales, Véronique Savard invite le spectateur à regarder d'un ¦il nouveau et perplexe deux médiums jusqu'ici très bien connus.

La recherche de Véronique Savard est inspirée par un questionnement philosophique qui se juxtapose à un raisonnement plastique. "Mon travail s'inscrit dans un ensemble de procédés liés à la motricité du geste d'écrire : en positionnant la répétition à l'intérieur d'une temporalité, signifiante d'instantanéité, je propose un regard sur les paradigmes et les rapports pragmatiques qui existent entre l'image et le langage".

Née à Chicoutimi en décembre 1977, Véronique Savard vit et travaille maintenant à Montréal. Elle est détentrice d'un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l'UQÀM. Elle a participé à des expositions de groupes dont la Société des arts technologiques de Montréal (2001) et le Musée Juste pour rire de Montréal (2000) et a réalisé des expositions solos au Collectif Regart de Lévis (2004) chez LangagePlus à Alma (2005) et prochainement au Grave de Victoriaville.

Sylvain Latendresse est artiste, critique et historien de l'art. Il a complété une maîtrise en études des arts à l'UQÀM, dont le sujet portait sur l'oeuvre plastique et les écrits de Joseph Beuys. On retrouve ses textes principalement dans ETC Montréal, Spirale et Vie des Arts. 

Night terrors
Mark Prent
du 11 novembre au 18 décembre 2005


installation de Mark Prent

Crédit photo © Mark Prent 2005

Diffusée en grande première, à l'initiative du commissaire de l'exposition Daniel Erban, Night Terrors réunis trois courts métrages présentant des performances de l'artiste Mark Prent, réalisés en collaboration avec son fils Jesse Real Prent au cours de l'année 2005. Cette exposition regroupe également des sculptures récentes de l'artiste ayant été intégrées aux performances, ainsi qu'une douzaine de photographies, témoins des tournages.

Mark Prent explore ici le médium cinématographique avec un réel plaisir, se permettant de prêter aux corps hyperréalistes que sont ses sculptures une dimension performative jusqu'alors inexploitée par l'artiste. Fidèle à sa démarche et à l'esthétique de l'horreur qu'il a développée au fil des ans, les univers qui se déploient dans ces trois films nous entraînent, tel que décrit par Susan Real Prent, " (...) dans les replis sombres et troublants de l'imaginaire de l'artiste ".

Susan Real Prent signe le texte de l'opuscule qui accompagne l'exposition.

Mark Prent est né en Pologne en 1947 et est diplômé de Sir George William University à Montréal (Canada). Il a été récipiendaire de plusieurs prix prestigieux, dont le John Simon Guggenheim Fellowship en 1979, et de dix-neuf bourses du Conseil des arts du Canada. Il eut le plaisir d'être reçu, en 1975, au programme d'artistes invités à Berlin par le Deutsche Akademischer Austauschdienst et séjourna près de deux ans en Allemagne. Son travail a été présenté à de nombreuses occasions, dans plusieurs pays ; ses expositions individuelles ont été à l'affiche d'institutions telles le Stedelijk Museum d'Amsterdam (Pays-Bas), l'Akademie Der Kunst à Berlin (Allemagne) et le Musée d'art contemporain de Montréal (Canada) 

Événement photo du Haut-Richelieu
du 14 octobre au 6 novembre 2005

Événement photo du Haut-Richelieu
Crédit photo © Caroline Hayeur 2005


L'Événement photo du Haut-Richelieu comprend plus d'une douzaine d'expositions à travers le Haut-Richelieu et une quinzaine d'activités : ateliers de photographie, rencontres avec des conférenciers et projections de documentaires de photographes connus.

Dans le cadre de l'Événement photo du Haut-Richelieu - 2e édition, Action Art Actuel présente l'exposition Urbanités-Ruralités.

Huit artistes du Québec nous présentent leur vision de la rencontre des mondes urbains et ruraux. Les univers proposés sont inspirés de paysages, d'activités humaines ou de constructions, à travers des approches documentaires, poétiques ou esthétiques. Imprimés en grands formats, cette exposition propose dix photographies ou photomontages des artistes: Anette Belley, Maryse Goudreau, Caroline Hayeur, Steve Leroux, Claude Mayrand, Christian Parent, Luce Pelletier et Stéphanie Pouliot. 

Viriditas ou la femme est salée comme l'algue
Francine Potvin
du 9 septembre au 9 octobre 2005

vue de l'exposition de Francine Potvin
Crédit photo © Francine Potvin 2005


Inspirée depuis plusieurs années par la flore québécoise indigène et exotique, l'artiste revisite ici quelques plantes sauvages qui la fascine et des algues marines collectionnées aux Iles-de-la-Madeleine. Viriditas regroupe un corpus d'oeuvres sculpturales et bi-dimentionnelles où le visiteur sera plongé dans un environnement olfactif et sensuel.

" Je prends grand plaisir à m'enchevêtrer dans la solitude des plantes sauvages. Pour sauvegarder et endiguer mon âme et en calculer son ellipse. Les plantes d'ici sont des alliées de plus en plus intimes. Le travail d'herborisation me séduit J'apprivoise certaines plantes de la mer. Je me plais à métisser l'exotique et le familier. " F. Potvin

Empruntant un certain savoir-faire à la botanique (cueillette, séchage, herbier), et à l'herboristerie, (macérations, teintures-mères, amulettes de protection, oreillers sédatifs, pot-pourris) les plantes collectionnées sur le terrain deviennent la précieuse matière que l'artiste transforme. Elle s'inspire aussi des travaux de la photographe et botaniste Anglaise Anna Atkins (1799-1871) et explore le cyanotype.

Elle s'intéresse particulièrement aux plantes adventices, plantes provenant de pays étrangers et qui n'ont pas été intentionnellement semées ici. Ces plantes de proie traitées en ennemies, que nous nommons à tort et à travers mauvaises herbes, fascinent l'artiste puisqu'elles sont, en quelque sorte, emblématiques de notre relation de réciprocité à la nature et sont le résultat des migrations de l'homme blanc. Les migrations de celui-ci ont toujours été accompagnées de migrations végétales correspondantes. " Celles que nous nommons mauvaises herbes ne sont que des immigrantes auxquelles l'homme a procuré un nouveau et puissant moyen de dispersion, un milieu favorable où elles s'établissent fortement, grâce à leur grande résistance et à leur rapide propagation ". Frère Marie-Victorin

Viriditas offre un univers empreint de représentations botaniques polyphoniques et riches de métissages des fruits de la terre et de la mer du Québec. L'artiste y propose ses réflexions poétiques sur son rapport au monde des plantes, explore d'autres façons de " voir " ces hordes végétales, d'autres façons de ressentir, de saisir cette vie sauvage, magnifique et sacrée, pour permettre la contemplation, l'enracinement, pour permettre d'imaginer l'anima mundi.

Dans le cadre des Journées de la culture, Francine Potvin fera une présentation de son travail le vendredi 30 septembre à 19 heures chez AAA, au 190 rue Richelieu. Activité gratuite. Bienvenue à tous!

Née en 1961 à Farnham, en Montérégie, Francine Potvin y vit à nouveau avec ses trois fils qui lui apprennent, jour après jour, à être une mère suffisamment-bonne. Elle y a installé son atelier et y cultive ses jardins. Depuis 1993, elle enseigne également à Montréal à l'Université Concordia, principalement comme chargée de cours en arts plastiques. D'abord connue comme céramiste, elle s'intéresse aussi aux arts d'impression, à l'herboristerie; à l'idée de guérison, à l'ethnobotanique et plus récemment au cyanotype. Sa pratique devient installative et interdisciplinaire au fil des vingt-cinq dernières années, nous livrant des univers où elle questionne la relation qu'a l'être humain avec la flore. Son travail a été présenté principalement au Québec, notamment au Centre des arts contemporains du Québec à Montréal, à la galerie Leonard & Bina Ellen, chez Action Art Actuel, chez Circa, à la Galerie ArtsSutton et au Centre de céramique Bonsecours. Francine Potvin est également récipiendaire de plusieurs bourses obtenues du Conseil des Arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada et de l'Association des Professeur(e)s à temps partiel de l'Université Concordia.

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