
Crédit photo © Émilie Rondeau
Au cours des dernières années, suite à de nombreux voyages dans le Bas Saint-Laurent, la production artistique d’Émilie Rondeau a exploré le paysage de cette région. L’exposition Reflets et paysages marque un changement dans sa façon d’aborder cet espace puisque dorénavant, elle y vit, elle l’habite. À travers photographies et vidéos sur lesquelles elle intervient par l’ajout de loupes, lentilles, et autres objets déformants, elle analyse et personnalise la réalité de ce paysage. Selon elle, ce dernier n’est pas qu’un simple décor. Elle nous amene à le revisiter et à l’expérimenter autrement. Ce nouveau voyage qu’elle nous propose s’enracine autour du concept de la maison. Il s’agit pour elle d’un désir de faire entrer le public dans le privé, l’extérieur à l’intérieur, et ainsi donner au paysage une place autre que celle du tableau ou de la fenêtre.
Émilie Rondeau (Rivière-Ouelle) détient une maîtrise en arts visuels (2006) du Nova Scotia College of Arts and Design d’Halifax. Son travail s’intéresse particulièrement au paysage qu’elle aborde par l’intermédiaire du dessin, de la peinture, de la photographie et de la vidéo. Elle a été récipiendaire de la bourse Harrison McCain et du prix Yves Gaucher. Elle a exposé ses oeuvres, notamment, à Montréal, Toronto, au Nouveau-Mexique et en Pologne. En 2008-2009, il sera possible de voir son travail au Musée du Bas-Saint-Laurent (Rivière-du-Loup), à La Maison des artistes visuels francophones (St-Boniface, Manitoba) ainsi qu’à la Forest City Gallery (London, Ontario).
Crédit photo © Image tirée du film Camionléon d'Anne-Marie Vaillancourt
Comme à chaque année, le coup d’envoi de l’événement débutera par une soirée de projection où le public sera convié à visionner une vingtaine de courts métrages réalisés par les étudiants en cinéma d’animation du Cégep du Vieux Montréal ainsi que de l’Université Concordia. La soirée de projection, qui aura lieu pour la première fois au Bistro Viva, sera présidée par Madame Zabelle Côté, réalisatrice de films animés qui présentera son plus récent court métrage, La guerre a tué le chien du Roi. Le public de la région de Saint-Jean-sur-Richelieu pourra découvrir différentes formes de cinéma d’animation et rencontrer de jeunes réalisateurs talentueux.
Cette année encore, Action Art Actuel est fier de s’associer aux Caisses Desjardins du Grand Saint-Jean ainsi qu’avec la Firme comptable Boulais Derrien CGA en remettant lors de la soirée de projection deux bourses dont l’une couronnera le meilleur film et l’autre, le prix du public.
Parallèlement à la projection, Action Art Actuel accueillera entre ses murs une installation tout à fait unique créée à l’initiative du centre d’artistes montréalais Main Film. Capsules-Mémoire est une imposante sculpture qui met en scène 28 courts métrages de 30 secondes chacun, réalisés par 30 artistes différents. Parmi eux, on compte notamment les réalisateurs Robin Aubert (Saints-Martyrs-des-Damnés), François Delisle (Le bonheur, c’est une chanson triste) et la photographe Caroline Hayeur. Ces capsules ont été tournées sur la pellicule Kodachrome super 8 en une seule prise et sans montage. Elles sont présentées dans de petites visionneuses individuelles, installées sur un grand carroussel. Le spectateur « solitaire » va ainsi à la rencontre de chaque artiste et y découvre des univers uniques. L’installation Capsules-mémoire est un hommage à la couleur, au grain et à la texture particulières de la pellicule irremplaçable Kodachrome Super 8 dont l’arrêt de la production fut annoncé en 2005 par Kodak.
Ne manquez pas Ciném3A, le mercredi 26 mars prochain, le vernissage de Capsules-Mémoire à compter de 19h chez Action Art Actuel, 190 rue Richelieu et la soirée de projection à compter de 20h au Bistro Viva 171, rue Richelieu, Saint-Jean-sur-Richelieu. L’entrée est gratuite.
Action Art Actuel tient à remercier les partenaires de l’événement : Main Film, la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Bistro Viva, les Caisses populaires Desjardins du Grand Saint-Jean, Firme comptable Boulais Derrien CGA, Zabelle Côté (ZABELLE inc.), le Cégep du Vieux Montréal et l’Université Concordia.
L’exposition Capsules-Mémoire est une initiative de Main Film réalisée grâce au soutien de la Cinémathèque québécoise et du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Crédit photo © Grégory Chatonsky
La prise des empreintes digitales est reconnue comme une des méthodes d’identification la plus efficace. L’exposition Insinuation propose d’aller à l’encontre de ce principe. Au centre de l’exposition, une installation invite le spectateur à apposer son doigt sur un dispositif qui fera apparaître son empreinte sur un écran. L’empreinte se transformera progressivement en lignes sinueuses pour éventuellement ne plus permettre l’identification de l’individu à laquelle elle appartient. Grégory Chatonsky exposera également une série de tableaux gravés d’empreintes digitales déformées. Il s’agit pour l’artiste de montrer l’identité en mouvement, de pointer son instabilité. À l’ère des capteurs biométriques où l’on sécurise des lieux ou des données grâce à nos empreintes ou notre rétine, il est pertinent questionner et de mettre en opposition la stabilité offerte par l’identification génétique et la perpétuelle transformation de notre corps. Dans cette exposition, Grégory Chatonsky interroge également notre rapport aux nouvelles technologies. Il brouille une méthode d’identification grâce à des technologies numériques habituellement utilisées pour renforcer le contrôle et la surveillance.
Grégory Chatonsky a étudié la philosophie de l’art à la Sorbonne et le multimédia aux beaux-arts de Paris. Il a pris part à de nombreux projets solo et collectifs qui ont notamment été présentés en France, au Canada, aux Etats-Unis, en Italie et en Australie. Il a fondé en 1994 le collectif incident.net. Partageant son temps entre Montréal et Paris, il a été professeur-invité au Fresnoy (Studio national des arts contemporains, 2004) ainsi qu’à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQÀM (2006).

Crédit photo © Guillaume La Brie
Le travail de Guillaume La Brie allie l’objet d’art, le lieu d’exposition et le spectateur. Dans le cadre des Envahisseurs de l’espace III, l’environnement du centre se verra modifié par des modules géométriques et des objets du quotidien que l’artiste a préfabriqués. Les chaises, les tables et les lampes de Guillaume La Brie se tordent, se déforment pour épouser les irrégularités et les nouvelles formes du centre. De cette façon, le regardeur se verra également contraint de ne plus être qu’un simple spectateur passif et contemplatif devant l’œuvre. Au contraire, son parcours sera soumis au même obstacle que les objets. Guillaume La Brie précise que le visiteur devra se pencher, passer dans des endroits restreints et contourner des modules ce qui fera de la visite de cette exposition une expérience kinesthésique.
Guillaume La Brie vit et travaille à Montréal. Plusieurs fois appuyé par le Conseil des arts et des lettres du Québec et par le Conseil des Arts du Canada, ses œuvres ont été exposées au Centre des arts actuels Skol en 2003, à la galerie Circa en 2004, à la galerie Verticale en 2005 et à Axenéo7 en 2007. Il a aussi effectué des projets d’intervention au Chili et en Argentine, ainsi qu’une résidence au Hangar, à Barcelone en 2006. Il termine présentement une maîtrise à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.

Crédit photo © Matthieu Husser
Le vernissage, ouvert au public, aura lieu le vendredi 16 novembre à 17h.
Cette exposition a été conçue dans le cadre du programme d’artistes en résidence d’AAA entre le 1er octobre et le 16 novembre 2007.
Essentiellement intéressé par la représentation de la ville, le travail de Matthieu Husser prend la forme de maquettes volumétriques. Pour son exposition qu’il réalise en résidence chez Action Art Actuel, il souhaite créer le moule d’un quartier de Saint-Jean-sur-Richelieu. Il considère que représenter l’empreinte d’un quartier, c’est arrêter son temps, le figer à l’encontre de son processus d’évolution ou de démolition, et ainsi lui donner une valeur, le rendre unique comme un « mémorial ». Il s’imprègne alors du lieu et le redessine notamment par un remaniement des frontières et du rapport entre le plein et le vide. Sa pratique a longtemps été axée sur les mutations architecturales ainsi que sur l’histoire et la mémoire. Cette fois, il portera un regard plus graphique sur une ville moderne.
Alain Caron rédigera le texte de l’opuscule qui sera publié en janvier, relatant le travail de Matthieu Husser avec un parti pris pour l’aspect architectural de l’installation qui aura été réalisée.
Matthieu Husser vit et travaille à Strasbourg. Il a exposé son travail dans différentes villes d’Europe telles que Paris, Berlin, Strasbourg et Wroclaw. Il s’agit de la deuxième visite de l’artiste en sol québécois. En 2004, il a présenté son travail au centre Langage Plus situé à Alma.
Matthieu Husser remercie le centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines de Strasbourg (CEAAC International) et la région de l’Alsace pour leur soutien à ce projet de résidence.

Crédit photo © Mariana Del Campo, Juliette Schmitz, Mariana Vélasquez
Circuit Mexique 2007 présente au total 9 artistes mexicains exposant dans 7 lieux de diffusion situés dans trois villes québécoises, soit Trois-Rivières, Saint-Jean-sur-Richelieu et Victoriaville. Cet événement a été créé en continuité avec le Mois de la poésie de Trois-Rivières, qui rend honneur cette année à la poésie mexicaine. Pour l’occasion, le commissaire du volet Saint-Jean-sur-Richelieu, M. Yvan LaFontaine a jumelé trois artistes mexicains à des lieux d’exposition de la région qui collaboreront de concert pour une première initiative de diffusion.
Action Art Actuel (12 octobre au 4 novembre), situé au 190 rue Richelieu, recevra dans le cadre de la 4e édition de son Événement photo Sin Ecos de Mariana del Campo. Sin Ecos (sans échos) est une série narrative constituée de onze photographies: un auto-portrait vivant et partiel, reflétant en état d’esprit personnel qui s’inscrit dans la perte, le manque d’affection.
Le Musée du Haut-Richelieu (5 au 26 octobre) situé sur la place du marché, au 182 rue Jacques-Cartier Nord, accueillera l’artiste céramiste mexicaine Mariana Vélazquez. Elle y présentera une série d’installations composées de différentes pièces de céramique qui une fois regroupées acquièrent un sens nouveau. Depuis 1985, Madame Vélazquez a participé à de nombreuses expositions internationales, notamment en Belgique,en Australie et au Vénézuéla.
Le Cégep de Saint-Jean-Sur-Richelieu (9 octobre au 5 novembre) 30 boulevard du Séminaire, Local E-120, nous permettra de découvrir, dans la Galerie de la bibliothèque, les œuvres photographiques de Juliette Schmitz. Son travail harcèle les choses simples, les observe et les représente de mille et une façons. L’artiste parvient ainsi à les faire éclater et à les démultiplier à l’infini.
Pour information: Action Art Actuel 450.357.2178 _ Musée du Haut-Richelieu 450.347.0649 _ Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu/ Galerie de la bibliothèque 450.347.5301, poste 2333

Crédit photo © Valérie Casavant, 2007
L’Événement photo de Haut-Richelieu se veut depuis quatre ans unetribune pour les photographes de la relève. C’est pourquoi cette année en plus de recevoir la photographe mexicaine Mariana Del Campo (Circuit Mexique 2007), Action Art Actuel présentera dans sa deuxième salle d’exposition Valérie Casavant, une jeune artiste originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu.
Valérie Casavant explorera à travers une série de photographies l’état de certains lieux délabrés. Cette photographe ne cherche pas à documenter une réalité sociale particulière. Au contraire, il s’agit d’un travail qui se concentre sur des détails, des textures, des formes et des teintes qui font partie de ces lieux abandonnés et qui témoignent de leur histoire. Cette artiste arrête notre regard et nous montre la beauté de ces endroits qui, de prime abord, nous semblent rébarbatifs.
Valérie Casavant vit et travaille à Saint-Jean-sur-Richelieu. Après avoir étudié en arts plastiques au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, elle est maintenant détentrice d’une attestation d’étude collégiale (AEC) en photographie au Cégep du Vieux-Montréal (2007). Depuis peu, elle travaille à titre de photographe pour la nouvelle revue Uh! Magazine.

Crédit photo ©Mike Patten
La mémoire humaine a un caractère instable et flou. Elle est oublieuse. Pour pouvoir la conserver, nous devons donc lui donner forme, entre autres par l’intermédiaire de l’écriture. C’est exactement ce que Mike Patten a fait en rédigeant des notes personnelles à l’aide d’un stylet et d’un ordinateur de poche. L’exposition Lost Thoughts est constituée d’une vidéo et d’une série d’impressions numériques combinant les gestes intimes de l’écriture et du dessin avec une technologie numérique accessible. Cependant, il est impossible pour le spectateur de déchiffrer ce que l’artiste a écrit puisque celui-ci a rayé et effacé certaines pensées qu’il jugeait embarrassantes. Ainsi, les mots deviennent des fragments et l’écriture pixélisée, une abstraction. Mike Patten aborde le thème du travail de la mémoire qui se trouve souvent altérée par l’ouvrage du temps qui passe, mais qui l’est ici par l’autocensure.
Originaire de Régina, Mike Patten vit et travaille à Montréal. Il détient un baccalauréat en Beaux-arts avec une majeure en peinture et dessin et une mineure en histoire de l’art de l’Université de Régina. Mike Patten a présenté son travail au Canada dans des expositions solo et de groupe, notamment dans des centres d’artistes, des galeries commerciales et universitaires dont Neutral Ground (2005), Pierre-François Ouellette art contemporain (2006) et la galerie de l’Université Bishops (2006). Mike Patten est intéressé par les thèmes de l’identité, de la mémoire et des relations interpersonnelles qu’il explore par la peinture, le dessin, les médias électroniques et la vidéo numérique.

Action Art Actuel ouvre sa saison 2007-2008 en présentant l’exposition 20 ANS D’ACTIONS du 3 au 26 août 2007. Le vernissage, ouvert au public, aura lieu le vendredi 3 août à 17h.
Action Art Actuel est heureux de fêter, cette année, son 20e anniversaire d’existence. Pour souligner cet événement, le centre ouvre ses portes du 3 au 26 août pour présenter une exposition collective. 20 ANS D’ACTIONS sera l’occasion pour le grand public de découvrir le travail des membres de l’organisme. Au total, une douzaine d’artistes se réunissent pour exposer des oeuvres variées allant de la photographie à la sculpture en passant par l’infographie. Des oeuvres récentes et inédites seront présentées dans les deux salles d’AAA réalisées par : Yves-Laurier Beaudoin, Pascal Dufaux, Réal Dumais, Yvan LaFontaine, Sylvain Latendresse, Jean Martin, Francine Migner, Danyel Murphy, Yann Pocreau, Francine Potvin et Paul Walty.
Depuis 1987, Action Art Actuel se consacre à la diffusion et à la promotion des arts visuels contemporains en Montérégie. 20 années de réalisations ont permis à AAA de participer de façon significative au développement de la pratique en art actuel en accueillant autant des artistes établis que des artistes de la relève, d’ici et d’ailleurs.
Pour la saison estivale, le centre sera ouvert le jeudi et vendredi de 13h à 20h ainsi que le samedi et dimanche de 12h à 18h.
Horaire d'été
Jeudi_vendredi 13h à 20h _ samedi_ dimanche 12h à 18h
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