sigle d'Ation Art Actuel

Salle des membres

Action Art Actuel a récemment transformé son deuxième espace d'exposition pour en faire une salle des membres. Le centre donne la possibilité et la priorité aux membres actifs de présenter leurs travaux gratuitement. Cette salle exploratoire permet aux commissaires et aux artistes intéressés de présenter des oeuvres en processus de création sans appel de dossier.

Pour information :

Action Art Actuel | 190 rue Richelieu | Saint-Jean-sur-Richelieu
[450] 357.2178 | action@action-art-actuel.org.

 

Programmation

Scanner l'objet
Laurent Luneau
du 24 novembre au 16 décembre 2007

Crédit photo © Laurent Luneau, Arbre givré, détail, 2006

Scanner l’objet est une installation de structures aux formes simples (cylindre, cube, pyramide), construites pour la plupart à partir de branches écorcées et peintes ou d’objets récupérés. Laurent Luneau y insère des extraits de textes philosophiques, littéraires, mathématiques et des fragments de ses estampes, des images de ses sculptures ou de ses tableaux encore entassés dans l’atelier. Les symboles, les caractères, les fragments d’images se trouvent ainsi réduits à l’état de motifs texturant et modulant les différentes surfaces. Ces structures, qu’il appelle des « arbres », sont regroupées en une sorte de forêt culturale à la fois comme la trace de son territoire identitaire et un vestige précaire d’un certain passé.

D’autre part, la déconstruction des éléments, par des procédés de découpage ou de déchirement, produit des déchets qui, tombés au sol selon les lois du hasard, sont photographiés pour donner naissance à de nouvelles images. Ces photos, traitées numériquement et imprimées, sont placées au mur comme des empreintes du processus de création et agissent en même temps comme une intrigue dans le champ perceptuel du spectateur. Sollicité de façon particulière pour accomplir autour de l’installation un certain nombre de détours, le regardeur est invité à scanner l’objet pour découvrir l’humain d’une époque peut-être révolue.

Membre actif d’Action Art Actuel, Laurent Luneau vit et travaille à Chesterville. Il a présenté son travail notamment à Shawinigan, Victoriaville, Trois-Rivières ainsi qu’au Mexique et en France. D’abord strictement picturale, sa démarche a évolué sur la base d’une préoccupation constante, celle d’une cohabitation plus pacifique entre la nature et l’être humain. Branches, objets récupérés et textes cohabitent aujourd’hui avec les constructions sculpturales de l’artiste.

pro

 

Projet exploratoire
Jean Martin
du 1er juin au 1er juillet 2007

jean martin

Crédit photo © Jean Martin, Occur, détail, 2006.

Action Art Actuel présente dans la salle des membres Projet exploratoire du photographe johannais Jean Martin, du 1er juin au 1er juillet 2007.

Le travail photographique de Jean Martin place la mise en scène au cœur de sa pratique. Possédant une forte charge narrative, sa production contient un grand nombre d’images où l’artiste s’autoreprésente. Parfois seul, parfois accompagné d’une femme, le photographe soulève dans son travail quelques-unes des préoccupations de la génération à laquelle il appartient, soit celle de la jeune trentaine. Il questionne notamment les rapports hommes / femmes qu’il explore entre autres par l’intermédiaire de la nudité qui est tantôt excessivement sensuelle, érotique voir même provocante, tordue et qui est,  à d’autres moments, détachée, dénuée de toute sexualité, aseptisée.  Mais l’homme que Jean Martin campe dans ses photographies est loin d’être idéalisé ce qui lui permet d’aborder, avec cynisme, ses propres inhibitions. De plus, il y a autour de la présence féminine une ambiguïté. Serait-elle l’objet de son désir ou plutôt une forme d’allégorie de la vanité qui lui rappelle les inquiétudes de la vieillesse et du temps qui passe? L’autoreprésentation chez ce photographe n’est pas narcissique. Les poses statiques imitent le processus photographique et elles sont tributaires d’une tentative, bien qu’elle soit utopique, de préserver le corps, de fixer le moment et de figer le temps, d’empêcher toute possibilité de vieillissement.

Utilisant la pellicule autant que la photographie numérique, l’artiste manipule l’image sur le plan de la mise en scène ainsi que de la mise en espace des photographies. Par exemple, dans le cadre de ce projet exploratoire, Jean Martin présente ses photographies de grand format dans des boîtes lumineuses. De plus, il y a un refus chez ce photographe à procéder à des retouches lors du développement.  Ainsi l’image rend compte d’un moment.  La photographie devient un prétexte à la représentation d’une performance comme elle a eu lieu au moment précis où le déclic de l’appareil s’est produit.  

Né à Saint-Jean-sur-Richelieu en 1973, sa fascination pour les arts le pousse à explorer différents médiums dont la musique et la peinture. En 1995, il découvre la photographie… Jean Martin pratique la photographie commerciale depuis 1997. Sa passion pour l’image l’a également mené vers l’enseignement et la libre expression visuel. Son travail personnel l’incite à s’interroger sur l’esthétique pure, l’image non-retouchée.

Action Art Actuel met à la disposition de ces membres ce deuxième espace d’exposition pour favoriser l’expérimentation et la recherche artistique. Il s’agit de permettre aux artistes de sortir de leur atelier et d’exposer des œuvres en processus de création dans le but d’étudier comment leurs travaux prennent forme dans l’espace. Ici, Jean Martin explore le grand format et l’utilisation de la boîte lumineuse qui est un support tout à fait nouveau dans sa pratique.

pro

Visible incertain
Yvan LaFontaine
du 20 avril au 13 mai 2007

Yvan LaFontaine

Crédit photo © Yvan LaFontaine, Passage, infographie, 2005.

Visible incertain est l’occasion pour Yvan LaFontaine de présenter quelques œuvres récentes et, par le fait même, de lancer un catalogue faisant un survol de sa production des années 80 à nos jours. Tout au long de sa carrière, il a travaillé avec de nombreux médiums. Artiste accompli, il est reconnu pour son constant questionnement sur la représentation du réel. Qu’il s’agisse de gravure, de peinture ou de sérigraphie, cet artiste oblige le spectateur à réfléchir sur ce qu’il voit, surtout si ce réel lui apparaît familier.

Depuis le milieu des années 90, Yvan LaFontaine s’intéresse à l’infographie, c’est d’ailleurs ce que l’exposition Visible incertain nous donnera à voir. En effet, elle nous permettra de découvrir cinq œuvres récentes crée à partir d’images provenant de différents documents photographiques. À l’aide de la technologie informatique, il traite et il assemble plusieurs images pour n’en former qu’une seule. Ainsi, il donne un sens nouveau à chacun des clichés qu’il utilise.

Estampier, peintre et photographe, Yvan LaFontaine a présenté son travail dans de nombreuses expositions au Québec et au Canada ainsi qu’à l’étranger. En 2007, il a notamment exposé au Mexique. De plus, plusieurs de ses œuvres se retrouvent dans différentes collections d’art un peu partout dans le monde tel qu’au Musée national de Cracovie et au Musée de la ville de Genève en Suisse.

Autour de vous
Pascal Dufaux
du 2 novembre au 17 décembre 2006

Pascal Dufaux

Crédit photo © Jean Martin 2006

Dans ce projet, Pascal Dufaux aborde l’image photographique comme une empreinte; le résultat d’un transfert - mise à plat - en lecture 2D d’une réalité spatiale 3D. Ici, l’image est travaillée comme un prélèvement systématique fait sur un individu; une transcription cartographique révélant la substance visuelle  d’un corps – visage et tronc. Pour relever et transcrire cette image extra-réaliste de la surface humaine le photographe a inventé et fabriqué une machine de captation optique : un dispositif de prise de vue motorisé enregistrant l’image des 360 degrés de la circonférence d’une personne.

Comme le géomètre, il s’agit bien de procéder à des relevés, de parcourir un “territoire”, - ici, le paysage épidermique humain - de mesurer des surfaces et de manipuler des qualités et quantités matérielles, et enfin, par la collecte d’indices et de traces, d’images et d’objets, de rendre visible et tangible l’intense et étrange activité de matérialisation qui fait et défait l’infinité des formes se manifestant autour de nous.

Le regard cru - presque clinique -  que “pose” le procédé photographique de l’image panoptique capte une image de “soi” qui échappe à la frontalité et aux soucis de composition avantageuse pour plutôt favoriser l’impression d’une surface extra-réaliste de la personne: la représentation du corps comme un paysage de matière vivante sur laquelle s’inscrit l’histoire intime, un territoire épidermique tout autant individuel que collectif qui s’offre à nos contemplations.